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20 Janvier 2016
L'argile de la Coudoulière (du provençal Coudoulièro: plage de galets) s'avère d'excellente qualité, propice à la terre cuite. Qualité favorisée par la proximité d'un bois et d'une nappe phréatique.
En 1900 il crée la Société des Tuileries Romain Boyer. Afin d'assurer le transport de la production, et fait édifier un port entre 1901 et 1903. C'est le début d'une grande aventure qui va durer jusqu'en 1967.
L'usine s'étendait sur 4000 m2, et trois niveaux : le site de trituration et de malaxage, la fabrication et l'aire de séchage. La tuilerie Romain Boyer a employé jusqu'à 220 personnes dont 210 italiens logés à proximité en 1912.
La production était essentiellement tournée vers la tuile plate. Elle était destinée en majeure partie à l'exportation : Algérie, Tunisie, Turquie, Russie, Cuba, Inde, Territoires d'Outre-Mer.
La Société des Tuileries Romain Boyer a connu trois grandes crises. La première suite au premier conflit mondial (1914-1918) avec la mobilisation, les milliers de disparitions. Après un nouvel essor dans l'après-guerre, la crise économique de 1929 met fin à la prospérité. Un nouveau ralentissement se produit entre 1939 et 1945 avec la seconde guerre mondiale. Ce n'est qu'en 1948 que les Tuileries Romain Boyer retrouvent un niveau supérieur à celui d'avant-guerre.
Mais la concurrence, les technologies nouvelles et surtout l'épuisement du gisement en 1956 diminuent l'activité. Onze ans plus tard les Tuileries Romain Boyer ferment leurs portes. Une page de soixante-dix ans d'histoire se tournent. Il faudra attendre 2002 (35 ans) pour que le siège de l'entreprise (La Maison du Cygne) soit transformée par la municipalité en centre artistique. Mais là, c'est une autre histoire...